© F. Lert
Heli Expo, qui se tenait fin février à Anaheim dans la banlieue de Los Angeles, a été l’occasion pour Turbomeca (filiale du Groupe SAFRAN) de présenter un atténuateur de bruit monté sur une turbine d’hélicoptère Arrius 2F. La tuyère de la turbine est tapissée d’une double paroi à l’intérieur de laquelle sont aménagées de petites cavités résonnantes dimensionnées en fonction des fréquences à absorber. Il ne s’agit encore que d’un démonstrateur qui devra gagner en compacité et en masse pour déboucher sur des applications en série. Mais la voie est tracée : le gain offert par l’installation est d’environ 3 décibels, soit une réduction de moitié du bruit émis par la turbine.
Autre matériel présenté au public : l’e-APU de Microturbo, filiale de Turbomeca. « e » pour « électricité » mais aussi « e » pour « écologie » puisque ce nouveau concept d’APU (groupe de puissance auxiliaire), de par les performances et l’architecture système qu’il induit, contribue à respecter davantage l’environnement (consommation de carburant réduite, niveaux d’émissions polluantes moindres, signature acoustique plus faible, architecture optimisée). Cet APU est déjà retenu sur deux programmes ; sa certification complète et les premières livraisons de série sont attendues pour 2012.
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Vers des consommations toujours plus faibles
En matière de propulsion d’hélicoptères, les progrès ont été constants au cours des dernières décennies : en trente ans, la consommation au kW a diminué de 60 % entre le moteur Artouste 2C et l’Arrius 2F. Les progrès attendus à l’avenir sont encore plus ambitieux : il s’agira d’ici 2020 de réduire de 50% les émissions de dioxyde de carbone (CO2) et de 80% celles d’oxyde d’azote (NOx) (1). Turbomeca travaille déjà sur des démonstrateurs qui respecteront ces contraintes pour des puissances allant de 500 à 1500 cv et même au-delà lorsque les besoins seront avérés. D’autres voies de progrès sont aussi envisagées, comme la promotion du moteur diesel pour des hélicoptères légers n’exigeant pas de puissance supérieure à environ 400 cv. Des obstacles techniques subsistent mais les gains potentiels évoqués (40% en consommation) pourraient catalyser les recherches actuelles.
(1) Objectifs fixés par le Conseil consultatif pour la recherche aéronautique en Europe (ACARE.